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Feutrier, nouveau métier d’art…

Voici la lettre qui nous est parvenu de la Présidente de Feutre Art Textile le 2 février
Chères amies feutrières,
 
Voilà, nous y sommes !
 
La grande nouvelle annoncée en juin dernier est enfin proclamée, la liste officielle des Métiers d’art est définitivement promulguée et le métier de feutrier y a enfin, pour la première fois, sa place, dans le cadre des métiers du textile.
L’arrêté, signé le 24 décembre (beau cadeau de Noël !) a été rendu public le 31 janvier par sa parution au journal officiel.
 
 
Qu’est-ce que cela change pour nous ?
 
Donner son vrai nom à notre métier, enfin reconnu en tant que tel, (sans se cacher au milieu des fabricants de drapeaux et de patchwork), se savoir appartenir de plein droit à une famille aux contours bien définis et porteuse d’une histoire qu’on peut qualifier de riche et même glorieuse ; voila qui suffirait déjà grandement à notre satisfaction ! 
 
Pourtant, aujourd’hui les choses vont un peu plus loin. Un mouvement est en marche et les Métiers d’art sont en plein renouveau, en pleine redéfinition. 
La liste des Métiers qui vient d’être proclamée en atteste puisqu’elle a la dénomination de «Liste des Métiers d’art», en remplacement de la «Liste des Métiers de l’artisanat d’art».
«Une nouvelle dénomination qui confirme que nos métiers ne relèvent plus exclusivement de l’artisanat mais entrent de plein droit dans le champ de la création artistique », comme l’a très bien souligné Serge Nicole, le président d’Ateliers d’Art de France, qui a joué un rôle essentiel dans l’aboutissement de ce changement (cette révolution devrais-je dire !) en portant ce projet avec intelligence et pugnacité et en soutenant notre métier d'une manière inconditionnelle.
Les professionnels des Métiers d’art devront bientôt pouvoir choisir librement sous quel statut exercer, celui d’artisan ne s’imposant plus et l’accès au statut d’artiste auteur (plus favorable à de nombreux points de vue) devant leur être ouvert. Ce n’est pas encore acté, mais c’est sur le chemin…
 
Dès aujourd’hui, il nous est permis de voir cette nouvelle liste, son ouverture à notre métier, comme une grande victoire et la reconnaissance des efforts que nous avons faits pour en affiner la qualité et en propager la connaissance auprès du public. Que chacune en soit remerciée.
Evelyne Alice Bridier
plasticienne textile
Membre d'Ateliers d'Art de France
d'International Feltmakers Association
et de l’Alliance Française des Designers
Présidente de Feutre Art Textile
Tel. 33 (0)1 61 03 11 02
Sur le même sujet, voici la lettre de la présidente d'Ateliers d'Art de France
"Ce 31 janvier 2016, après notre très forte mobilisation, le décret d’application de l’article 22 de la Loi ACTPE du 18 juin 2014, tant attendu par la communauté des professionnels de métiers d’art, est enfin publié au Journal Officiel. Ce texte conjointement signé par le Ministre de l’Economie, la Ministre de la Culture et la Secrétaire d’Etat en charge de l’Artisanat est une étape clé dans la structuration et la reconnaissance de notre secteur. La précédente liste des métiers de l’artisanat d’art est remplacée par la liste des métiers d’art. Une nouvelle dénomination qui confirme que nos métiers ne relèvent plus exclusivement de l’artisanat mais entrent de plein droit dans le champ de la création artistique. De fait, un professionnel de métier d’art n’est plus dans l’obligation d’exercer exclusivement sous le statut d’artisan, comme la législation précédente l’y contraignait. 279 métiers de création et de restauration du patrimoine constituent désormais la nouvelle liste des métiers d’art. Sous l’impulsion d’Ateliers d’Art de France, ces 279 métiers sont répartis en 16 domaines d’activités économiques en parfaite adéquation avec la Nomenclature des Activités Française (NAF), reconnaissant l’apport des métiers d’Art dans l’économie. Cette nouvelle arborescence est une étape vers la création de codes d’activités économiques spécifiques à nos métiers. Néanmoins, si cette liste porte une avancée historique indéniable pour laquelle Ateliers d’Art de France a œuvré, elle n’est pas totalement fidèle au périmètre identitaire des métiers d’art. Deux métiers qui ont fait l’objet d’un profond désaccord quant à leur appartenance à la famille des métiers d’art ont été finalement inclus dans la liste : photographe technicien et fabricants de compositions et décors végétaux stables et durables. Cette intégration est le symptôme des freins à l’évolution qui sont à l’œuvre face à notre inéluctable mouvement d’émancipation. Mais le changement est en marche. Nous restons mobilisés pour que demain, notre identité soit préservée dans le respect de nos valeurs. Cette liste est une formidable victoire pour notre communauté qui construit pas à pas son propre avenir. Ateliers d’Art de France reste profondément mobilisé pour poursuivre dans cette voie." Serge Nicole, Président d’Ateliers d’Art France https://www.ateliersdart.com/news.php?id=163

Droits des artistes plasticiens

Droits de présentation publique

Voici des liens présentant les Droits des artistes auteurs et plasticiens qui sont rarement appliqué.

Tout artiste présentant une oeuvre plastique au sein d'une collectivité territoriale et d'une institution régionale doit recevoir des Droits de présentation publique. Nous devons revendiquer nos droits lorsque nous exposons nos oeuvres par l'intermédiaire d'une mairie. Ce Droit est estimé à 500€ par semaine en moyenne, ajustable selon le budget culturel de la commune et selon votre présence sur le lieu d'exposition. Il est dégressif en fonction du nombre de semaines d'exposition. Il doit surtout prendre en compte les temps de montage et démontage de l'exposition et la présence de l'artiste sur le lieu. Aucune oeuvre ne doit être vendue durant la période d'exposition, ou en tout cas, sortir du lieu.

Refusons d'exposer gratuitement!

Une exposition amène de la culture, de l'animation voire du tourisme dans une commune. N'oublions pas non plus le remboursement des frais de déplacement, estimables selon le barême officiel des Impôts (télécharger le barême des indemnites-kilometriques-2011). Téléchargeable chaque année sur le site du syndéac

Autres INFOS sur le CNAP centre national des arts plastiques


Réponses des Ministres aux Parlementaires
Assemblée nationale - 13/04/2004 (JO 25/05/2004)
M. Jacques Le Guen - Député du Finistère, 5e circonscription (UMP)

M. Jacques Le Guen attire l’attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur la situation des artistes plasticiens au regard du droit de présentation publique. "L’article L. 122-2 du code de la propriété intellectuelle dispose que « la représentation consiste dans la communication de l’oeuvre au public par un procédé quelconque, et notamment par récitation publique, exécution lyrique, représentation dramatique, présentation publique et transmission dans un lieu public de l’oeuvre télédiffusée ». Si la loi préconise une rémunération pour les artistes présentant leur travail dans un lieu public non commercial, il s’avère qu’elle n’est généralement pas appliquée pour les artistes plasticiens. Ceci est d’ailleurs reconnu comme l’une des causes structurelles de leur précarité. Ils souhaiteraient que leur droit de présentation publique soit respecté dans les lieux qui dépendent des institutions régionales et des collectivités territoriales. Il le remercie de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’il serait susceptible de prendre en ce sens.

Le ministre de la culture et de la communication tient à remercier l’honorable parlementaire de l’intérêt qu’il porte à la situation sociale des artistes plasticiens.

La situation matérielle de ces artistes est parfois difficile, certains d’entre eux éprouvant des difficultés pour vendre leurs oeuvres. L’aide à la création et à la mise en valeur du patrimoine artistique contemporain, qui constitue l’une des missions fondamentales du ministère chargé de la culture, permet de soutenir ces artistes par des commandes, des achats et des aides directes. Ces mêmes missions sont désormais partagées par les collectivités territoriales, qui se sont associées volontiers à ces types de soutien.

Par ailleurs, le ministère s’emploie à la défense des droits des artistes, entendus au sens large. Ainsi, à ce jour, le ministère chargé de la culture est-il engagé dans la transposition de deux directives européennes, l’une relative au droit de suite, l’autre concernant les droits d’auteur et droits voisins dans la société de l’information. La rémunération des plasticiens devrait en conséquence connaître une progression liée, d’une part, à l’accroissement global du droit de suite collecté et d’autre part, à une rémunération pour copie privée, confortée du fait du très faible nombre d’exceptions au monopole d’exploitation des auteurs.

Le droit d’exposition, dont il a pu être considéré qu’il se déduisait de l’article L. 122-2 du code la propriété intellectuelle relatif au droit de représentation, il pose, pour sa mise en oeuvre, une double question d’exacte définition et d’appréciation de son impact. Il n’existe pas en effet de définition positive du droit de présentation. De fait, cette présentation est le plus souvent entendue comme une manifestation de promotion de l’art contemporain et non comme une activité commerciale. Aussi, lorsque l’artiste est amené à exposer une oeuvre dont il demeure le propriétaire et qu’il supporte des frais de déplacement, de transport, de repérage, d’accrochage, ces frais sont généralement pris en charge dans le cadre des contrats de louage de services, par l’exposant. C’est donc par un contrat de cession du droit de représentation (qui est un droit patrimonial) que peut être réglée la question du droit d’exposition, contrat équilibré prévoyant notamment l’autorisation écrite de l’artiste et la fixation du montant de la cession à partir de critères à définir (nombre de visiteurs, entrées gratuites ou payantes, durée de l’exposition...).

L’objectif à atteindre est, bien entendu, celui d’un juste équilibre entre la rémunération des artistes et les possibilités budgétaires des institutions et collectivités exposantes, en fonction du but de l’exposition. Le ministère chargé de la culture travaille actuellement avec les sociétés d’auteurs, les syndicats et organisations professionnels d’artistes, sur les modalités qui pourraient être celles de contrats de cession adaptés aux différentes situations d’exposition."

http://www.legiculture.fr/Droit-d-exposition-des-artistes.html


TEXTES de loi : http://www.celog.fr/cpi/lv1_tt2.htm


Une pétition du WWPAS que j'aime beaucoup : http://www.wwpas.org/petition2011.asp

sur la précarité des artistes plasticiens et la revendication des Droits de présentation publique :

" Le WWPAS lance une pétition nationale afin d'affirmer sa volonté de ne pas laisser les artistes dans le désarroi.

Il ne s'agit pas d'une simple déclaration d'intention. Toutes les tentatives de trouver des solutions pour aménager la condition de l'artiste semblent vouées à l'échec si celles ci restent sur le bout des lèvres du sérail professionnel. Tous semblent s'accommoder de l'abandon des plus faibles d'entre eux et personne ne se pose la question de la qualité des œuvres présentées.

Tout ceci nous oblige à réagir vivement et à trouver de véritables solutions.

La première est de ne pas se satisfaire de l'irresponsabilité des organisateurs de manifestations où peintures et sculptures sont présentées. Ces dernières n'ont pas vocation à financer l'activité économique des loueurs de cimaise et encore moins de devenir des marchandises de décoration.

Nous devons et pouvons nous passer d'eux s’ils ne participent pas par l'achat d'œuvres à l'émergence de nouveaux artistes contemporains en dehors de leur seul commerce.

Notre action déterminée  se doit de faire appliquer le droit de présentation sans aucun compromis.  Il s'agit pour les artistes non seulement de pouvoir montrer leur travail en permanence, mais de s'assurer des revenus en dehors d’un commerce qui se retrouve en position dominante, ceci en se permettant n’importe quoi. Ventes publiques tronquées, marché de l’art essentiellement spéculatif, location de cimaises à prix prohibitifs, merchandising par délégation des droits d’auteurs, copies, opérations médiatiques autour de la conservation des grands musées.

Que dire de tout cet argent généré par notre art qui disparaît dans les mains des officines de communication, dans les caisses des musées, dans les caisses des sociétés de répartition etc etc.

Regardons maintenant le misérable paysage de l'art contemporain ( artistes vivants).

Aucun éditorial ni presse écrite, aucune présence télévisuelle et quelquefois un billet radiophonique sur l’égo des plus âgés.  Une pléthore de sites web qui vendent des prestations aussi inutiles les unes que les autres, de la poudre aux yeux !.

Aucun relais pour l’art contemporain, les grands médias le refuse et n’ouvrent leurs pages qu’aux auteurs morts depuis plus de 70 ans , droits d’auteur oblige. Il va y avoir du monde avec l’anniversaire de la fin de la 2ème guerre mondiale et du cœur à l’ouvrage pour les messieurs-dames du funéraire.

Pour les plus jeunes d’entre nous, pas d’autre solution que l’illégalité. « Squatter »  en guise d’atelier, fougue et solidarité de jeunesse au menu pour se tenir à l’extérieur de la conservation officielle.

Et les artistes du silence, que faites vous là ?. Vous n’existez pas et les notables lodenisés  s’en contrefichent. Allez chercher les sous de vos parents et amis, offrez les à ses messieurs-dames de la communication, embrassez la blingbling attitude et courez les évènements, on  vous prendra pour ce que vous n’êtes pas. C’est cela le succès, C’est pourtant si simple !

Vous comprendrez que l’on est bien loin des valeurs artistiques, mais elle est ainsi cette société de désolation qui brise    l’authenticité et toute richesse humaine.

Quelle désolation, nous ne leur apportons ni argent frais, ni tremplin de pouvoir!

Alors qu’allons-nous faire ?

Plus question de laisser en paix tel organisateur de foire ou de manifestation artistique si son activité est simplement de faire du cash où d’assurer la promotion de tel élu par une participation « gratuite » ou les artistes sont pris en otage et laissés pour compte. Il va falloir soit rémunérer les artistes, soit acheter les œuvres.

Nous allons mettre la pression partout où nous sentirons l’irrespect et s’il faut faire de la jurisprudence, nous en ferons!.

La peinture et la sculpture  ont besoin de tous, la liberté d’expression ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Notre époque n’a rien à gagner des moutons de panurge, des clones et des profiteurs de tout poil qui pensent que l’art n’est que foutaise et que les artistes sont les fous du roi.

 


Nous invitons tous les artistes et leurs amis à signer cette pétition et à témoigner leur révolte face à l’indifférence  coupable.

A diffuser largement dans vos carnets d'adresses au delà des frontières géographiques et culturelles, merci"


Mr. Jacky Bourreau, Paris le 10 février 2011

Administrateur WWPAS


Nous, professeurs, artistes, citoyens…

THEATRE DU SOLEIL

À Monsieur le Président de la République

"Monsieur le Président,

À plusieurs reprises, vous vous êtes publiquement engagé à promouvoir l’éducation artistique et culturelle.

Or, la réforme des lycées qui entrera en vigueur en septembre prochain appauvrit les enseignements artistiques en classe de seconde, ce qui aura inévitablement des conséquences en première et terminale.

Les élèves de seconde pouvaient jusqu’alors choisir un enseignement artistique dit de détermination parmi : théâtre, musique, danse, cinéma-audiovisuel, arts plastiques, arts du cirque, histoire des arts. Il s’agissait d’un cours hebdomadaire de 3h (6 h pour les arts du cirque), centré sur la pratique artistique et l’ouverture culturelle.

En outre, pour les arts du cirque, la danse, le cinéma et le théâtre, le programme établissait qu’un artiste professionnel en lien avec une institution culturelle faisait équipe avec le professeur pour conduire la pratique artistique.

La réforme du lycée supprime ces enseignements de détermination.

Elle instaure à la place des enseignements dits d’exploration. L’ horaire hebdomadaire du cours est restreint à 1h30. Le programme réduit la pratique artistique à portion congrue et supprime le travail avec les artistes dans les classes.

C’est un incontestable appauvrissement.

De plus, l’interprétation et la mise en œuvre de cette réforme varient d’une académie et d’une discipline à l’autre, laissant place à l’arbitraire et à l’injustice.

Nous, professeurs, artistes, citoyens, vous demandons, M. le Président, d’intervenir auprès du Ministre de l’Education Nationale et du Ministre de la Culture afin que la réforme du lycée soit amendée et que soient préservés des enseignements artistiques ambitieux dès la classe de seconde, dans lesquels les artistes interviennent aux côtés des professeurs pour initier les élèves au processus de la création."

Pour signer cette pétition : http://www.theatre-du-soleil.f r/thsol/guetteurs-et-tocsin/nous-professeurs-artistes-citoyens