Posts Tagged: partage-échange

Quand on ne cherche plus, on trouve!

Nous avions envie de faire ce voyage pour vivre cette aventure ensemble (Dave a fait déjà 6 voyages avec Greet, son ancienne compagne, et 1 tout seul) et aussi dans l'espoir de trouver ce lieu dont on rêve : se poser dans un espace de vie plus grand sur quelques hectares de prairies et de bois, faire notre bois, le débardage avec les chevaux, une rivière, une source, une grange pour y faire mon atelier, accueillir des roulottiers... faire un lieu de partage, de création, vivre à plusieurs tout en ayant chacun de l'intimité (1ha par famille), mutualiser la gestion du quotidien, le matériel... Dave a aussi envie de tester la permaculture...

Voilà que lundi 16 septembre, après avoir roulé 4h sous une pluie fine, nous prenons le risque de nous arrêter alors qu'il n'y a ni rivière, ni robinet, en plein milieu de la forêt de Gardedeuilh. Il va bien continuer à pleuvoir pour récupérer l'eau de pluie pour les chevaux... Eh bien, non! Le soleil pointe petit à petit son nez... Nous donnons les 20l d'eau aux chevaux, réservés pour la halte du midi, je restreins chacun pour qu'il y en ai pour les 3. On verra bien s'il pleut, au pire, on a repéré des étangs plus haut sur la carte.

Dans l'après-midi, une voiture s'arrête. Ce sont les propriétaires de ce coin de forêt (« Ah bon, ça n'était pas communal! »), ils sont ravis de nous voir ici et proposent de boire un café dans leur chalet à côté des étangs... Ils parlent de leur fille qui habite juste à côté, elle est psychothérapeute, leurs 2 fils sont déscolarisés, elle est très intéressée par la démarche de Pierre et Sophie Rabbhie, son mari a un atelier de gravure dans leur grange... « ah ouai, on a bien envie de les rencontrer! ». Le lendemain, Hélène, leur fille arrive à la roulotte avec ses enfants pour nous voir atteler. On l'invite à boire un thé, on discute... « On vit sur un terrain de 7,7ha, on se rend compte que c'est beaucoup à gérer, les enfants sont aussi un peu seuls... » «  Si vous voulez vous poser quelques temps chez nous... » On se regarde avec Dave, pour l'un comme pour l'autre, le courant passe bien avec Hélène et son grand sourire. « Ok! On oublie les 3 semaines pour faire 400km, on profite de ce qui se présente.

On part tous les 5 sur la roulotte jusqu'à leur maison, accueillis à bras ouvert par Stéphane, son mari. Leur terrain est magnifique, des belles prairies, des bois, un ruisseau, une source à dégager, une immense grange... Leur maison est encore plus belle que celle que j'imaginais en dessin. C'est une belle rencontre que l'on fait là, nous avons une vision de la vie, de l'éducation assez proches. On s'aperçoit qu'on a les mêmes manières de voir une vie collective, chacun chez soi avec des gestions communes et des partages selon les envies. Nous avons parlé chacun de nos projets, de nos envies et s'ils diffèrent un peu, ils sont complémentaires.

Le soir, ils nous disent « ah bon, vous vous verriez vivre ici? » « Ben oui! À quelque chose près, c'est le lieu dont on rêvait ». « Demain matin, j'irai vous montrer des endroits où vous pourriez mettre la roulotte ».

Le grand pré allant vers 'notre' terrain

Le grand pré allant vers 'notre' terrain

Après quelques jours chez eux, ils nous proposent de faire un essai de 6 mois, histoire de laisser évoluer les choses tranquillement. Alors, on a commencé à couper les ronces, nettoyer avec l'aide des chevaux, puis installer la roulotte à l'orée du bois en attendant de couper les murs de ronces et des pins (alignés en très grand nombre!) pour se mettre plus à l'écart et construire une petite cabane...

Premières ronces dégagées pour y mettre la roulotte

Premières ronces dégagées pour y mettre la roulotte

Vue depuis notre roulotte côté nord

Vue depuis notre roulotte côté nord

feu pour fêter l'automne et notre installation.

feu pour fêter l'automne et notre installation.

le lendemain matin

le lendemain matin

 
Le ruisseau qui longe le terrain, plein d'argile

Le ruisseau qui longe le terrain, plein d'argile

 

Il est temps de rentrer en Anjou pour récupérer des affaires et rapatrier la roulotte demi papillon et ma chariotte/atelier...

Pekin, Ulanbaatar

mardi 28 juillet

ça y est, c'est le grand départ...
Demain, envol à 13h50 vers les terres pékinoises pour quelques jours. Cédric me
rejoint vendredi ou samedi, on traine encore nos guettres qq jours dans les
environs, puis on décolle vers la Mongolie sur les longs rails du
Transmongolien pendant 36 heures...

Toute cette préparation, je vous avoue, ne s'est pas faite sans stress et sans
angoisses de la sollitude et de l'inconnu... mais, il faut bien passer
au-dessus de ces peurs, sinon on ne fait rien!


jeudi 30, 20h30

Mon voyage s est tres bien passe, avec des sensations sympathiques au decollage
dans l avion.. Je n ai reussi a dormir que 1h30, alors la sieste s est continue
dans l auberge de jeunesse pendant 4h. Heureusement que l anglais existe, meme
si tout le monde ne le parle pas! j ai rencontre un chinois au resto qui m a
aide a choisir (bon maintenant j ai mal au ventre mais ca va passer..)
demain j vais visiter et m acheter qq frinngues trad! j me suis allegee expres
pour refaire ma garde robe...
cedric me rejoint samedi soir de son periple plus au sud (il est en chine depuis
plus de 2 semaines), puis soit on attend mardi, le depart en transmongolien pour
ulan baatar (capitale de la mongolie) ( ca me plait qu a moitie, j ai envie d
aller vers les campagnes...) soit on trouve d autres trains pour monter vers la
Mongolie interieure avant (ancienne conquete de Gengis Khan).
ici les chinois sont sympa et accueillants (contrairement au resto de chez nous
svt!), ils entament la conversation facilement, cool!!

Un grand merci à tous ceux dont la générosité m'a permis de concrétiser ce
projet... ( + des détails bien pratiques : à Zab pour son appart, sofi et nico
pour le duvet et tous les conseils, toto pour le micro...)

jeudi 6 aout

Me voila a Ulan baator depuis hier, avec un plongeon direct dans le grand marche
noir ou on trouve plein de choses (notamment une deel, vetement trad...). Je
suis seule, cedric n est finalement pas venu! j ai rencontre pas mal de
francais dans le transmongolien puis dans la guest house qui en est rempli. c
est donc facile de communiquer a l interieur, a l exterieur, c est une autre
paire de manche, ils parlent tres tres peu anglais... et l alphabet cyrillique
n est pas pour avantager...
Les 36h de Transmongolien, c est vraiment genial! on rencontre des gens, pleins
de paysages defilent, une experience a vivre...

j ai rendez vous tout a l heure avec tsogtgerel, chanteur traditionnel que j ai
rencontre au festival le reve de l aborigene, pour apprendre le chant
diphonique...


vendredi 7 aout, 10h30

Ouahou,Tsogtgerel m a emmene chez lui dans les quartiers de yourte et de
barraquement, j n pensais pas que j aurai l occase d approcher ces banlieues. Le
confort y est tres sommaire, assez sale et les toilettes,un petit barraquement
en bois dont les planches ne se touchent pas et 2 planches pour mettre ces
pieds au dessus du trou sur lequel on ne met rien, meme pas un peu de terre!
sa yourte est traditionnelle mais les meubles sont modernes. un ptit thé au lait
salé en sachet et du riz au mouton et nous commençons... Il est fier de me montrer son certficat de diplome de chant (il a etudié pendant 4 ans et a commence a 10 ans avec son pere) ainsi que son premier prix au concours internationnal de Khoomi (chant diphonique) dans la categorie solo. Je suis honnorée d apprendre avec lui!
il m apprend comment respirer, gonfler le ventre, serrez la gorge... je mets env
une demi heure pour reussir a sortir un premier son mais je ne reussi pas a
sortir le son diphonique qui vibre (bon c normal hein!) le soir j ai mal a la
gorge et le matin des courbatures dans les cuisses. ben oui, un moment il faut s
allonger en levant la tete et les pieds pendant qu il m appuie sur le ventre
avec son genou... faut que je fasse des abdos!
j espere qu il sera libre aujourd hui pour continuer. Peut etre qu on pourra
aller visiter ces parents dans l altai (il parait une des + belles regions)
mais a l extreme ouest du pays, il faut 2 jours de bus et 30euro/pers/aller qu il n a pas.
mais peut etre qu avec les sous que je lui donne pour les lecons...

sinon,j ai explose mon budget a pekin en 5 jours (pas mal, hein) 200 euro. la
bas, la vie n est pas si peu cher et les blancs se font svt arnaquer, meme en
marchandant a fond! et pis, j m suis fait plaisir en fringues (et j ai achete
pas mal de cado deja...) ici aussi, je depense et je n pensais pas rester si
longtemps a la guest house... mais pas questions de me restreindre, j m fais
plaisir!

je reste donc encore quelques jours a Ulanbaatar pour continuer les lecons de
chant mais je ne compte pas m eterniser.. il faut que je franchisse le pas de
filer a la campagne vers l inconnu. mais j aimerais rencontrer un mongol qui m
y emmene. Pour ca, il faut que j aille dans les bars mais ca n est pas aise de
se promener seule dans les rues, il y a bcp de voleurs (sont pas si tranquille
ces Mongols!). Ca n est pas du tout tranquille comme Pekin ou les gens te
disent bonjour et te sourient dans la rue, il faut plus craindre les blancs que
les chinois...


Mongolie, 1er acte

Les vastes steppes, les yourtes, le feutre, les chevaux, le mouton...

Je m'envole mercredi 29 juillet pour Pékin et passerai quelques 36 heures dans le transmongolien à traverser le nord-est de la Chine, la Mongolie intérieure, le désert de Gobi, quelques provinces  puis Ulan Baator. 30 jours pour découvrir la Mongolie et les Mongols, vivre avec des éleveurs, apprendre des chants populaires et diphoniques...

Je suis encore à la recherche de contacts sur place.

Un grand merci à mes amis et ma famille pour leur générosité pour mes 30 ans, grâce à qui je réalise un premier rêve de voyage.